CPTS Cerebellum
Coordonner, structurer, évaluer : mes travaux autour des CPTS
Depuis 2025, j’accompagne le développement d’une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé sur un territoire de 18 communes dans le Vaucluse.
Cette page présente les principaux axes de travail que je conduis ou documente autour des CPTS : attractivité du territoire, accompagnement des professionnels, prévention, qualité des soins, soins non programmés, ingénierie de projet public et évaluation.
Les CPTS : un laboratoire concret de l’action publique territoriale
Les CPTS ne sont pas seulement des structures de coordination entre professionnels de santé. Elles constituent aussi des espaces d’action collective où se rencontrent des enjeux de santé publique, d’accès aux soins, de démographie médicale, de prévention, de coopération entre acteurs et d’évaluation des politiques territoriales.
Attractivité du territoire pour les professionnels de santé
Travailler l’attractivité d’un territoire de santé, c’est agir à la fois sur l’accueil, la visibilité, l’interconnaissance, les conditions d’exercice et la capacité du territoire à se raconter.
- Accueil et intégration des nouveaux professionnels installés.
- Mise en réseau des acteurs de santé du territoire.
- Valorisation des ressources locales et des dynamiques professionnelles.
- Anticipation des cessations d’activité et enjeux d’accès médecin traitant.
Accompagnement des professionnels de santé
Une CPTS agit aussi comme un appui de proximité : elle facilite les liens, rend les dispositifs plus lisibles et aide les professionnels à ne pas rester seuls face à des enjeux collectifs.
- Rencontres interprofessionnelles et temps d’échange.
- Appui à l’orientation et à la connaissance des ressources existantes.
- Communication ciblée auprès des professionnels libéraux.
- Accompagnement des usages, outils et dispositifs territoriaux.
Prévention et promotion de la santé
La prévention prend tout son sens lorsqu’elle s’appuie sur les besoins locaux, les acteurs déjà présents et des actions adaptées aux publics comme aux réalités du territoire.
- Santé des femmes, santé sexuelle et gynécologique.
- Santé mentale, addictions et premiers secours en santé mentale.
- Santé environnementale et soins écoresponsables.
- Écrans, adolescents, parentalité et prévention territoriale.
Qualité et pertinence des soins
La qualité des soins ne se décrète pas uniquement par des recommandations : elle se construit avec les professionnels, à partir des pratiques, contraintes et marges de manœuvre réelles.
- Travaux sur l’iatrogénie médicamenteuse.
- Diffusion de bonnes pratiques et ressources utiles.
- Réflexion sur les parcours de santé et les indicateurs associés.
- Articulation entre pertinence, faisabilité et appropriation par les acteurs.
Organisation des soins non programmés
Les soins non programmés impliquent de mieux articuler les ressources disponibles, les modalités d’orientation et les coopérations entre ville, dispositifs territoriaux et régulation.
- Collaboration avec le SAS et les acteurs de l’urgence ambulatoire.
- Communication sur les modalités d’accès aux ressources locales.
- Fluidification des parcours et meilleure orientation des patients.
- Travail partenarial autour des centres de soins non programmés.
Évaluation et ingénierie de projet public
La spécificité de mon approche consiste à articuler l’opérationnel et l’évaluatif : construire des actions, mais aussi interroger leur logique, leurs effets et leur valeur ajoutée territoriale.
- Théorie du changement et chaîne logique d’intervention.
- Construction d’indicateurs utiles au pilotage et à l’apprentissage.
- Capitalisation des retours d’expérience.
- Analyse des effets, des coopérations et des dynamiques de coordination.
Une approche systémique des territoires de santé
Les enjeux de santé ne se résument pas à l’offre de soins. Ils croisent les mobilités, les inégalités sociales, l’attractivité, les trajectoires professionnelles, les coopérations institutionnelles et les capacités locales d’organisation.
De la coordination au changement territorial
Une CPTS peut être analysée comme un espace où se négocient des formes nouvelles d’action collective : des professionnels qui apprennent à se connaître, des institutions qui ajustent leurs attentes, des projets qui se construisent par étapes, et des pratiques qui évoluent parfois de manière discrète mais structurante.
C’est précisément cette dimension qui rend l’évaluation complexe : il ne s’agit pas seulement de compter des actions, mais de comprendre ce qu’elles transforment, pour qui, dans quelles conditions et avec quels effets sur le territoire.
Une méthode de travail à la croisée de plusieurs disciplines
Mes travaux autour des CPTS mobilisent à la fois les outils de l’évaluation des politiques publiques, de l’ingénierie de projet, de l’analyse territoriale, de la santé publique, de la conduite du changement et de la cartographie des acteurs.
Comprendre avant d’agir
Mobiliser les données, les acteurs, les ressources existantes et les signaux faibles pour objectiver les enjeux du territoire.
Structurer l’action
Clarifier les objectifs, les étapes, les rôles, les moyens et les livrables pour éviter les actions dispersées ou peu lisibles.
Apprendre des effets
Construire des indicateurs, documenter les changements, capitaliser les retours d’expérience et ajuster l’action.
Un projet de recherche sur l’évaluation de la coordination
Comment évaluer la coordination dans les politiques de santé territoriales sans la réduire à une simple accumulation d’indicateurs ? Cette réflexion prolonge les travaux de terrain menés autour des CPTS.
